Découvrez ! Vivez ! Partagez !

Qu’évoque l’archipel guadeloupéen, la Guyane ou la Martinique, pour ceux qui y vivent ou pour ceux qui voyagent sous ces latitudes? Quelles empreintes laissent en vous ces endroits que vous avez parcourus ou qui sont votre quotidien. Lorsque vous fermez les yeux pour mieux faire remonter en vous le souvenir des expériences vécues sur place, quelles sensations refont instantanément surfaces, quelles saveurs, quelles odeurs, quelles images ? Quelle est votre « madeleine de Proust » antillaise ou guyanaise (Il est fort à parier que votre « madeleine » est la saveur d’un plat d’accras bien chauds… ) ?

À quel moment vos sens vous envoient ces signaux qui vous (re)connectent immédiatement à un lieu, une histoire, une expérience, et qui vous font dire « ça c’est ma Guadeloupe, ma Martinique, ma Guyane, mon monde… »

Est-ce à votre descente d’avion ?  Le matin lorsque vous ouvrez les volets?  Sur le marché au milieu des étales de fruits et d’épices ? Ou alors ce paysage qui vous parle tant, cette maison en bois colorée qui marque l’entrée de cette commune?

Alors parce que partager est l’un de nos Leitmotiv chez Pass Créole nous avons décidé d’entamer notre série de « portraits créoles » !  À l’instar des portraits chinois il s’agit de « dessiner » une représentation par les sens de notre (votre) vécu aux Antilles Guyane, celui passé, présent et à venir…

Comment ça fonctionne?

le plus simplement du monde : laissez parler vos cinq sens et dites quels sont les déclencheurs qui les connectent à votre Guyane, votre Guadeloupe ou votre Martinique, bref, à votre monde Antillo-Guyanais

En tout cas pour votre serviteur voilà ce qu’il en est:

Mon portrait Créole

L’Ouïe :  À chaque fois que je reviens en Martinique lorsque ‘à la tombée du  jour j’entends le chant des grenouilles dans la nuit je sais que je suis aux Antilles.

La Vue: Depuis le hublot lorsque l’avion dépasse les 3 îlets pour aller virer au large et avant de revenir sur l’aéroport du Lamentin pour se poser et qu’on aperçoit la Pélée ou les Anses Mitan et Anse à l’Âne selon qu’on soit à droite ou à gauche de la cabine

Le Goût : Celui d’un jus de canne frais avec un zeste de citron

Le Toucher:  « la chaude exhalation des mornes » (A.Césaire) sous mes pieds nus…

l’Odorat: Le parfum du citron vert, je le reconnaîtrai ente mille…

Et vous ? Quelles sont vos  5 (sens)ations  antillaises ? Partagez sur Pass Créole et nous publierons votre portrait (si vous le voulez…)

Créolement votre,

À votre tour !

[caldera_form id= »CF59cb976652d25″]

 

Assis sur la terrasse de son emblématique petite case créole, posée à même la plage, son regard embrasse le décor enchanteur qu’offre cette anse si typiquement caribéenne, on imagine alors l’inspecteur Humphrey Goodman cogiter sur le fait que:

si nous voulons tous aller au Paradis personne n’est prêt à mourir pour y monter…

Et d’ailleurs il est où le Paradis ? Si comme nous vous êtes amateur de cette sympathique série franco-britannique « Meurtres au Paradis », vous vous êtes certainement demandé où se trouvait ce décor naturel qui abrite les tribulations de notre inspecteur Goodman et du détective Camille Bourdey, sa sémillante consœur. Alors, en quête de repères familiers, scrutant les indices au fil des scènes, une plaque d’immatriculation par-ci, une plage et ces îlets au loin par-là, une enseigne de boutique en anglais…vous avez hésité : Saint Martin ? Ou peut-être une île anglophone ? Ou bien alors Marie Galante ? Et pourquoi pas Saint Barth ?

Une chose est certaine c’est aux Antilles que se trouve « Sainte Marie »,  ainsi nommée l’île qui sert d’écrin tropical à une série dont le succès ne se dément pas, elle en est à sa sixième saison depuis sa création en 2011!

Gageons que le décor, superbe, n’est pas pour peu dans l’attraction qu’exerce cette fiction sur les millions de téléspectateurs français et britanniques qui la suivent régulièrement. Oui mais alors qui est ce comédien qui joue le « personnage » de Sainte Marie, au moins aussi important et pas moins talentueux que les acteurs principaux Joséphine Jobert pour la détectrice Camille Bourdey et Kris Marshall pour l’inspecteur Goodman ?  Vous avez trouvé ? Bravo ! Vous avez gagné un billet pour le Paradis…mais soyez sans crainte, nul besoin d’issue fatale pour y poser vos bagages, il vous suffira de vous rendre en Guadeloupe et plus précisément sur la côte sous le vent celle qui regarde vers l’Ouest, côté mer des Caraïbes. De là vous pourrez à loisir vous promener dans ce décor si télégénique qu’offre Deshaies, épicentre de notre feuilleton. Peut-être même que si vous vous aventurez du côté du camp de base de l’équipe de production et les surprenez  en plein tournage, il vous sera proposer de faire une « silhouette » dans l’un des futurs épisodes ? Alors rendez-vous du côté de l’Eglise de cette commune du nord Basse-Terre, si vous êtes familier de la série vous reconnaîtrez le commissariat « d’Honoré », capitale de notre île imaginaire.

Il est vrai que Deshaies ne manque pas d’atouts

et on comprend en la visitant qu’elle ait été choisie par la production de « Meurtres au Paradis », le côté « paradis » prenant fort heureusement largement le pas sur le côté « meurtre » rassurez vous !

Longeant la baie qui lui fait face, cette agglomération qui compte un peu plus de quatre mille habitants est un port naturel dont la baie constitue un mouillage des plus agréables, une escale de premier choix appréciée des plaisanciers autant pour sa beauté que pour sa tranquillité.

D’ailleurs en d’autres temps ( lointains….) l’endroit fût un refuge de corsaires, régulièrement en proie à la convoitise de la marine britannique qui y menèrent quelques expéditions très peu «friendly ».

Mais tout cela est de l’histoire ancienne bien entendu et c’est désormais à la plume des scénaristes que sont laissées les affaires belliqueuses.

Coté farniente c’est l’embarras du choix,

direction la plage de « Grande Anse » (tout est dans le nom) située au nord du bourg on y arrive par la nationale 2, une route qui en désenclavant leur ville en 1957 rendit un grand service aux deshaiesiens. Grande Anse, dont le sable doré s’étale sur un bon kilomètre (je vous laisse calculer en largeur de serviettes de bain, unité de mesure plus appropriée en la circonstance…) se trouve respectivement limitée au sud par la pointe du « gros morne » au nord par le pointe « le Breton » , entre ces deux bornes naturelles

une des plus belles pages de Basse-Terre ( la plus belle de Guadeloupe pour beaucoup) vous offre des eaux calmes et propices à la baignade.

En progressant  toujours un peu plus vers le nord se découvre la plage dite de « la perle » (quoi de  plus normal que l’endroit vous rappelle quelque chose de nombreuses scènes y sont tournées… ).

Moins longue mais non moins agréable que sa voisine vous pourrez y admirer, les pieds dans le sable chaud,  la tête dans les nuages, l’îlet Kahouanne. Distant d’un miles marin, ce site, protégé depuis 2000, doit son nom aux tortues marines qui venaient y pondre, désormais rattaché au parc national de la Guadeloupe, tout comme son voisin l’îlet « tête à l’Anglais » (non rien à voir avec Mr Goodman), il est un abri naturel pour les pélicans frégates, sternes et autres oiseaux marins qui ne risquent pas d’y croiser grand monde puisque ces confettis paradisiaques sont inhabités, ceci expliquant cela.

Cette « perle » de plage est plus exposée à la houle que sa voisine et grande sœur, ce qui n’entame en rien la beauté des lieux, entre les deux vos cœurs balanceront certainement.

Par temps clair, vous pourrez y observer l’île volcanique de Montserrat, si vous avez du mal à le distinguer demandez donc à l’inspecteur Goodman de vous prêter une perle de jumelles, car oui c’est bien ici qu’est posée la petite maison blanche en bois qui sert de logis à notre sujet britannique. S’il vous fait l’honneur de partager la vue depuis sa terrasse vous pourrez y deviser à loisir sur le Paradis,

hypnotisé par le spectacle de l’un de ces flamboyants coucher de soleil, de ceux que la côte caraïbe offre aux bienheureux qui foulent ses rivages…

À dans d’autres soleils !

Créolement votre!

 

C’est une route qui serpente entre de profondes ravines, bâtie par les jésuites au XVIIème siècle la nationale 3 traverse le Nord de la Martinique en diagonale depuis la route des religieuses à la sortie Est de Fort de France. De là elle s’échappe en sinuant sous la voûte ombragée de hautes fougères arborescentes, et grimpe imperturbable entre mornes et pitons pour aller rattraper, 29 kilomètres plus loin,  la commune du Morne Rouge qui vous offre le choix de virer à l’Est pour atteindre la côte atlantique  ou de prendre la direction de Saint Pierre l’ancienne capitale de l’île dominée par l’imposante silhouette de la montagne Pelée.

Entre temps la route de la Trace vous aura baladé dans un tableau en 3 dimensions tout droit sortie de l’imaginaire d’un Douanier Rousseau….

Alors traçons la route (oui c’est facile…) et prenons le temps d’en découvrir les nombreux trésors et points d’intérêts, à commencer par le premier d’entre eux cette nature : dense, exubérante. Ici la chaleur et l’humidité ont permis à la végétation de grandioses variations, peignant un tableau surréaliste sur les parois fuligineuses d’un relief torturé, on imagine la peine des hommes qui ont ouvert cette voie il y a 3 siècles.